16 novembre 2009

PUTAiN DE POèME // TENTATiVE - ((v.d))

20 octobre 2009

RECUEIL COLLECTIF RATURES // VERSION 2.0









Bonjour à tous !

Voilà enfin le Recueil Collectif RAtUReS "new look" !!

Vous en trouverez un APERçU sur le site du Collectif RAtUReS...

Si vous souhaitez vous le procurer, vous pouvez l'acheter en ligne (12€) par l'intermédiaire notre compte Paypal, ou bien tout simplement nous contacter par email : contact@ratures.org

Si vous habitez Grenoble, vous pourrez également le trouver dans certaines librairies comme : Le Square, Bonnes Nouvelles... et prochainement à la Fnac, Decitre...
















N°ISBN : 978-2-7466-0538-1
Le meilleur du collectif RAtUReS ! - Recueil (Noir & Blanc) de 74p. en vente à 12€

Amitiés,

Le CRPG (collectif RAtUReS // poésie // Grenoble)

Yiannis Lhermet (Y.L.)
Elisabeth Hamidane (E.H.)
Vincent Delhomme (V.D.)
François Bernard (F.B.)

P.S. Merci de transmettre l'info aux personnes pouvant être intéressées !

19 octobre 2009

LA VOLONTé DE DiRE - ((v.d))





















Mon amour –
------L’intensité d’écrire
------L’épuisement
------La volonté de dire
------------Je n’ai plus
------------------La volonté de dire


J’ai consumé
------L’intensité d’écrire
------------En mon amour
------D’épuisement
Je ne suis plus
------Qu’un murmure de mots

L’immensité d’écrire

------Le monde – Je
------Ne suis plus
------------Mon amour
Emmuré dans la rage des mots

[Je parle en saccades claires

------------Maintenant
------Je parle en saccades claires]

En deuil –

------Babines retroussées jusqu’aux narines
------------Avides d’air
J’évoque ma clarté nouvelle
------------------------Incisive
Canines plantées dans ce vide nouveau

Mais

------L’épuisement
------------Me gagne encore
------------------En un record
------------------------De temps


En deuil –
------À force de murmures fins comme des fils
------Qui se joindront en une corde
Une étreinte coulant
------------Dans le silence –
Encore et
------Encore je
-----------Broie cette pomme noire
------------------Pendant
------------Qu’Adam triture sa glotte
------------------Et que
------Ses paroles s’embouteillent dans son cerveau
------------Macèrent en alcool
------------------S’éloignant des mots –

[Bonne nuit mon amour]


------Je veille – oui

------------Mon amour –
Autour de toi j’entends tes rêves

---------------Je veille

En attendant
------------La volonté de dire
En attendant
------------L’accord de mes murmures
En attendant

------La clarté



------------Le silence

------------------Et le vide

12 octobre 2009

TRAiN-TRAiN - ((v.d))

15 septembre 2009

DiX CORPS DANSeNT - ((v.d))

















AUX iMBiBLéS ET BEAUX DéBiLES iVRES DU VeRBE

À CEuX DéPASSéS PAR LEUR PRoPRE RêVE

ET QUi NE PEuVENT PLuS SE CONTENTeR D'EUX-MêMES

Ni DES aUTRES

ET QUi SOMBReNT

ET QUi GLiSSENT

ET S'EFFoNDRENT DE NE RiEN PoRTER

CAR RiEN NE LES PoRTE

QUi NE SE FoNDE

À LEuR MaGMA

14 septembre 2009

DiSCORDANCE - ((v.d))



















- - - À ceux qui bêlent de leurs voix tant de ratures - - -

Une autre fois je descendais des marches. Tant et tant que mes pieds ne s'oubliaient plus, mais recevaient l'impact comme autant de bruit du cœur.

Les pulsations du pas s'étrennent encore. Parfois l'ivresse annonçait, folle, l'envers de nos corps. En marionnettes belles nous marchons ; et les rencontres seraient programmées.

Celui-là chante Dieu et rayonne de variations. Rythmes en chair oublient la Chute et se transportent en lune. Mais il faudrait retravailler le cœur des mots.

- - - Bille, bille roule et sa fesse en mousse étreindra notre monde - - -

Mais croirez-vous à ma folie ? Elle ne rime à rien, mais rien ne rime en elle. Sauf l'étincelle parfois, celle des yeux dans leur magma, croisée de loin dans une vitre, comme un reflet de peur de soi.

Terra incognita de tant de territoires où je n'ai fait qu'un tour, ou même pas foutu un doigt ; alchimiste velléitaire et va-nu-pieds évanescent, avec au fond du ventre tant de faims, sans nombre, étranges aussi peut-être, perverses mais pleines, oh si pleines de vie !

Des faims de sexe à n'en plus finir, voici au fond le but de toute chose, et son début. Des faims de fins inassouvies et infinies ; consommation de paradoxes et de paroles contrefaites n'exprimant que des surfaces.

Vous n'y avez pas cru. Vous vous êtes mentie. Avez cherché des yeux l'étincelle folie et fureté dans les dédales de nos mots. Mais vous n'avez rien vu… sinon du feu, reflet de vos envies, image tendre tendue

-----------vers ma folie.

Et je t'embrasse des deux bras. Tout ira vite. Ne nous plaignons pas.
Tout va toujours trop vite. Toujours tout part et puis se noie
au fin fond de son point de fuite - - -

21 août 2009

VENONS-EN AUX MAINS ! - ((v.d))




















Une construction qui me
Tiendrait tête dans le sceau humain
Une obligeance envers moi-même
Une préférence pour la crucifixion
-------Heureuse

Qu’on se déhanche pour
Subvenir à la curée

Qu’on contractualise nos rêves
En heurtant sur des troncs nos bras gantés de blanc
Catégorisons la nuée sous son venin
Écumons les oracles de peu d’horizon
-----Et venons-en aux mains !

À la courte paille tirons celle qui sera tranchée -
La hache se prépare à souiller le voleur -
Le jeu que demain ne fera pas vainqueur
Subodore à l’odeur la rage de ses reins

La teinte du corps se répandra de gris
Sur les lignes autrefois
Infécondes germera
Des choses
Des choses d’entropie majeure
Belles comme l’hybride d’un rat
------Et d’une rose.

Symbiose d’invécu
Surmontée du sceptre au charisme vengeur
Le sceptre et sa mycose d’avoir
Trop voulu se frotter au sexe -
Ce divin diviseur de races
Qui de folie féconda l’océan

Car il faudra s’épancher dans l’ombre
Découvrant le résidu de ses contours
Comme perdus par l’aura morte de sa chance -

Confiance sans nombre aux attentes du vent
Qui versera sans trop en faire
Les valses folles - surnuméraires
En trombes de vaches urinant
Sur le monde jusqu’au
------Débordement

Je me veux de mon temps et gerbe sur la raison !
Il n’aime pas son temps mais voudrait tant aimer -
Il s’efforce à souffler les braises du charnier

---------Qu’on se souvienne !
Qu’on rappelle au bipède sa position
Jusqu’à l’humble plaisir de marcher sur les mains
Joignant à nos pieds nus leur coordination
Bancale - Réapprenons la joie du feu
L’incandescence des premiers lieux
La marée d’embryons convulsés de vie
Qui s’acharnait à essaimer la terre
Ferme d’un pied qui existera dans des milliards de corps -

---Plus tard -
-------Bien plus tard -

20 août 2009

CADAVRES EXQUiS - ((Collectif RAtUReS))
























Dessin de Lenny
http://ratures.over-blog.fr

05 juillet 2009

LE SENS DES JOURS... - ((v.d))

video


Je vais pâlir un jour

Et refermer l’objet de mes lectures -

Devrai-je dire le noir de mes yeux face au monde ?

-----En attendant
La musique emplira ces journées
Comme l’eau les gours d’un torrent
Comme le soleil mûrissant le grenat des raisins

J’essaierai d’être simplement au monde
Et d’ouvrir tous mes sens à sa beauté absurde

J’apprendrai à défaire mes peurs et à me sentir vrai

-----Alors
Tout ne me semblera plus transitoire mais
Là au moment où ça est -
Dans son acceptation et son

----------Dépassement joyeusement envisagé

04 juillet 2009

C'EST PAR Là QUE çA SE PASSE !





















Voilà le blog d'expression poétique du Collectif RAtUReS, association créée a Grenoble en 2005 par : François BERNARD, Irène BISSUEL, Vincent DELHOMME, Elisabeth HAMIDANE et Yiannis LHERMET.

Après avoir publié un journal éponyme gratuit entre Septembre 2005 et Décembre 2006, nous revenons sur le devant de la scène avec un recueil collectif et une revue d'un nouveau format que nous proposerons désormais à la vente...

et à laquelle vous êtes chaleureusement invités à participer !

N'hésitez surtout pas à nous contacter !


ratures@gmail.com

16 juin 2009

Celui qui... (Who by Fire, Leonard Cohen) - ((v.d))

video

Celui qui avait peur de la flamme
Celui qui l’avait déjà perdue
Et qui ayant pris sa bouche pour un puit
S'était noyé dans son miroir

Celui qui n’avait pas compris
Mais qui n’en était pas loin pourtant
S’étant ouvert la tête pour plonger ses mains
Dans les rouages de son cerveau

Celui qui tentait sans escale
Une descente dans ses enfers
Parvenant à garder les yeux ouverts
À jouir encore de sa souffrance –
-------Peut-être était-il le plus vivant ?

Celui qui a les ongles rongés
Et qui s’acharne à s’ouvrir les veines
Car il ne sait pas l’odeur du sang
-----Ni son goût
------- – et qu’il a soif !

Ceux qui se sont incarnés
--- – les fils de dieu –
Comme étant notre sacrifice et la
-------Promesse aveugle de la mort –
-----------(Écho qui nous appelle
----------------Écho qui nous appelle)

Et nous qui comme un chant de vagues
-------Finissons toujours
--------------Par entendre –
Mais oui écoute
-------Pourquoi pas toi ?
--------------Mais oui écoute
---------------------Avance dans ce chant roi !

Celui qui était parti –
Et les autres qui marchaient dans ses pas
-----Avec
----------Encore un peu de temps dans le silence

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