05 juillet 2009
04 juillet 2009
C'EST PAR Là QUE çA SE PASSE !

Voilà le blog d'expression poétique du Collectif RAtUReS, association créée a Grenoble en 2005 par : François BERNARD, Irène BISSUEL, Vincent DELHOMME, Elisabeth HAMIDANE et Yiannis LHERMET.
Après avoir publié un journal éponyme gratuit entre Septembre 2005 et Décembre 2006, nous revenons sur le devant de la scène avec un recueil collectif et une revue d'un nouveau format que nous proposerons désormais à la vente...
et à laquelle vous êtes chaleureusement invités à participer !
N'hésitez surtout pas à nous contacter !
ratures@gmail.com
16 juin 2009
Celui qui... (Who by Fire, Leonard Cohen) - ((v.d))
Celui qui avait peur de la flamme
Celui qui l’avait déjà perdue
Et qui ayant pris sa bouche pour un puit
S'était noyé dans son miroir
Celui qui n’avait pas compris
Mais qui n’en était pas loin pourtant
S’étant ouvert la tête pour plonger ses mains
Dans les rouages de son cerveau
Celui qui tentait sans escale
Une descente dans ses enfers
Parvenant à garder les yeux ouverts
À jouir encore de sa souffrance –
-------Peut-être était-il le plus vivant ?
Celui qui a les ongles rongés
Et qui s’acharne à s’ouvrir les veines
Car il ne sait pas l’odeur du sang
-----Ni son goût
------- – et qu’il a soif !
Ceux qui se sont incarnés
--- – les fils de dieu –
Comme étant notre sacrifice et la
-------Promesse aveugle de la mort –
-----------(Écho qui nous appelle
----------------Écho qui nous appelle)
Et nous qui comme un chant de vagues
-------Finissons toujours
--------------Par entendre –
Mais oui écoute
-------Pourquoi pas toi ?
--------------Mais oui écoute
---------------------Avance dans ce chant roi !
Celui qui était parti –
Et les autres qui marchaient dans ses pas
-----Avec
----------Encore un peu de temps dans le silence
- - - - - -
14 juin 2009
Course-poursuite - ((v.d))
13 juin 2009
Où en sommes-nous ? (encore y croire...) - ((v.d))
30 mai 2009
L'ANCRE - ((v.d))
Sauvage l’ancre encore
------Dans la force de sa plongée –
Immersion rapide et
------Rencontre avec le fond –
Ce bon plancher des
----poissons
--------Ou s’appuyer –
Je rêve d’une ancre à jeter
Dans tes eaux – mon amour –
18 mai 2009
C'est étrange... - ((v.d))

J’ai une femme auprès de moi qui dort et respire régulièrement, dans toute sa douceur et sa force.
Elle est une telle étendue d’amour et d’angoisse, tout comme moi, palpable et reine de ses contes de fées mais ne sachant évidemment pas la couleur du jour qui se lèvera demain.
Nous sommes uniques et autochtones en notre jardin d’Eden, conscients que d’un crépuscule à l’autre nous devrons vivre la chute…
Nous sommes heureux, c’est sûr ; portant peut-être avec sagesse nos erreurs et nos mensonges ; ayant vraisemblablement vécu et appris…
Alors nous voilà.
Mais nous ne sommes entiers que seuls…
20 avril 2009
Quand les singes errent en Dame Nation - ((v.d))

L’histoire recommencerait-elle ?
Je passe au travers des gens comme dans une forêt
----Et mon regard s'accroche aux mystères de leurs branches
- Trans-Sibérie au cœur
Qui s’égoutte en de riants éclats -
Le lointain torche ses dernières cartouches
Des rêves s’étalent derrière des vitrines à l’accès si confus -
Elles brillent tant qu’elles ternissent et rendent morne ce qui l’était déjà
-----Pourtant -
----------Babouins ! Je vous parle !
----Babouins aux poches pesées d’enclume
Nous marchons tous d’un même pas dans le sein de ce serpent qui hurle
L’accession – il le faut –
----Il faut pouvoir –
Il faut pouvoir accéder à ses ombres
Il faut pouvoir sortir
-------Sortir du serpent qui hurle
Et lui faire cracher sa queue
---------Mieux !
La lui enfoncer toujours plus loin dans la gueule jusqu’à ce qu’il s’engloutisse -
-----Disparaisse
Et ensuite ? Ils – les singes – errent
--------------Quand les singes erreront en dehors du serpent
Certains imploseront de ne plus être contenus
------Un s’égorgera
------------Quand d'autres hurleront de joie !
06 avril 2009
Du Vin aux Fontaines - Prophétie - ((v.d))
Au commencement était l’espoir
et la projection d’un rêve commun.
(Atarax, XI, 2.1)


----Chaque individu masculin devra faire vœu de chasse-tétés et faire reluire les lumières de la passion.
----L’épilation sera interdite aux femmes.
----Les morceaux indigestes de littérature serviront de bourrage aux oreillers du culte.
----Les métaphores prendront vie, les hommes embrasseront leurs plus belles images.
----Les merveilles du monde seront au nombre de vingt, plus une multitude d’annexes pour gérer le flux des masses en perpétuel voyage.
----Des droïdes en tongues vendront la poésie sur des plages sans mazout.
----Il n’y aura plus de cette honte qui se pêche et se complaît dans son absolution.
----Désormais, les prêtres en miradors fourniront des efforts de chiens de chasse pour un gibier qui ne sera qu’amour.
----Les choses publiques seront gérées par une caste d’oisifs sans orgueil, qui ne sera que dévouement et fusion avec le bien de tous.
----La sphère des initiés comprendra que le football est une communion des animalités réciproques, nécessaire à la cohésion stratifiée des foules.
----Les hommes feront pousser le pain en soulevant des grues, et les échelles de l’âme se montreront dans l’éternelle discorde.
----Le Peuple Élu se curera le nez en clamant des louanges à l’éternité les jours de Saint-Breuvage.
----Gloire aux paroles des fous qui cueilleront les fleurs des Pâturages de l’Aube car ils répandront l’espoir d’oubli.
20 mars 2009
Séparation - ((v.d))
Cela dit on est sans terre. Et le but n’est que de comprendre. Quelqu’un s’achève sur l’inféconde répartie d’un mot. Un autre perpétuera l’étrangeté du silence. On sera mal-à-l’aise... L’autre convenant qu’un certain qu’il aime avait raison. Cela est dit pour espérer. Quelqu’un aura parlé de malentendu. Et de vengeance. L’autre aura laissé à son chapeau le soin de réfléchir. Cela sera dit. On se haïra, le cœur sur les dents du destin. Et l’on se toise. La vie n’a dit que l’essentiel...
02 mars 2009
Le Continent - ((v.d))
Je vois une certaine disposition des toits à travers la fenêtre, au dernier étage de la bibliothèque. Et derrière, la mer que longe une plage pendant quelques temps, jusqu’à la caserne militaire qu’heureusement je ne vois pas.
Et puis le soir tombe. Un jour est fini. Les insatiables parcelles du temps se complaisent dans leur anthropophagie.







